Professeur-documentaliste : Un tiers métier

Le 15-09-2011 à 16:53 .

couverture prodocL’ouvrage “Professeur documentaliste : un tiers métier” s’appuie pour le chapître 5 (“L’entrée dans le métier : savoirs et pratiques de référence en contexte de formation des professeurs-documentalistes”) sur, entre autres, les recherches menées par Vincent Liquète et Anne Lehmans dans le cadre de l’Erté “Culture Informationnelle et curriculum documentaire”. Paru aux éditions Educagri pour la rentrée 2011, cet ouvrage collectif - écrit par Viviane Couzinet, Gabriel Dumouchel, Isabelle Fabre, Patrick Fraysse, Cécile Gardiès, Chantal Grenier-Gire, Thierry Karsenti, Gwenaël Lefeuvre, Anne Lehmans, Vincent Liquète, Jean-François Marcel, Sylvie Perget et Nicolas Sembel (et préfacé par Yves jeanneret, postfaçé par Regina Marteleto), interroge l’identité du métier de professeur documentaliste. 

La question du trait d’union dans le métier de professeur documentaliste se pose aujourd’hui de manière vive : ses tâches multiples interrogent l’identité d’un métier. Le trait d’union, censé rassembler, permet-il d’envisager un tiers métier ? L’hypothèse d’un « tiers métier » et de sa caractérisation permet d’explorer, de développer l’idée d’une union entre des figures professionnelles parfois opposées, parfois complémentaires, souvent problématiques et de toute manière complexes dans une union qui est parfois désunion. Le tiers métier s’érige comme un « autre » métier, un métier qui se nourrit à la fois du métier de professeur (mais en le métissant avec celui de documentaliste) et du métier de documentaliste (mais en le métissant avec celui de professeur). Le tiers métier mobilise un tiers espace épistémologique en lien avec les savoirs à enseigner, les savoirs pour enseigner, les savoirs pour exercer, articulés en une configuration dépassant la traditionnelle dichotomie entre savoirs théoriques et
savoirs d’action. Cette interdépendance de la connaissance et de l’action invite, plus avant, à considérer comme reliées les dimensions heuristiques et praxéologiques du travail. Cette approche scientifique collective d’une réflexion sur le métier de professeur-documentaliste dans sa complexité nous paraît contribuer à éclairer les pratiques professionnelles par un regard scientifique pluriel. Cet ouvrage concerne en tout premier lieu les étudiants et les chercheurs en sciences de l’information et de la communication et en sciences de l’éducation. Il est également à destination des professionnels de l’information-documentation : professeurs-documentalistes de l’Enseignement agricole et professeurs-documentalistes de l’Éducation nationale. En effet, ces travaux concernent un métier encore aujourd’hui en quête d’identité. Il a été pensé pour répondre également aux formateurs et aux futurs professionnels que sont les stagiaires en formation.
Par ailleurs, cet ouvrage peut alimenter les problématiques plus larges, comme la question des métiers, et vous convie donc à partager la lecture d’une pensée plurielle en mouvement.

Vous pouvez télécharger le bon de commande ici.

Le cahier et l'écran : culture informationnelle et premiers apprentissages documentaires

Le 15-09-2011 à 16:55 .

     

  couverture cahier et écranNous sommes heureux de vous annoncer que les résultats de l’équipe de Lille (au sein de l’ERté “Culture informationnelle et curriculum documentaire”) viennent d’être édités aux éditions Hermès sous le titre “Le cahier et l’écran : culture informationnelle et premiers apprentissages documentaires”, ouvrage coordonné par Annette Béguin-Verbrugge et Susan Kovacs.
  Les contextes sociaux, matériels et épistémiques de transmission et d’appropriation de l’information orientent les pratiques et les croyances qui leur sont associées, et plus particulièrement les pratiques documentaires.
Le cahier et l’écran analyse comment le rapport à l’information se met en place chez les jeunes au début de leur scolarité. À partir d’une réflexion sur les rapports entre comportements documentaires déclarés et pratiques réelles des acteurs du monde scolaire (enfants, enseignants, parents), cet ouvrage étudie les modes d’acquisition de compétences en documentation, mais aussi les points de blocage et les non-dits qui, parfois, freinent durablement les apprentissages et prédéterminent les usages ultérieurs.
Cette étude repose sur une observation ethnographique des pratiques documentaires en milieu scolaire qui peut concerner d’autres secteurs (bibliothèques, centres de ressources, Internet). Elle propose aux enseignants, aux formateurs et aux responsables institutionnels des pistes pour fonder une culture informationnelle à la fois solide et évolutive.

En voici le sommaire  :

Introduction. Aborder les pratiques documentaires à l’école
Annette BÉGUIN-VERBRUGGE et Susan KOVACS

  1. Contexte matériel et humain des apprentissages
    Marie DESPRÉS-LONNET et Annette BÉGUIN-VERBRUGGE
  2. Socialisation autour des documents et usages de la BCD
    Laurence LE DOUARIN
  3. Transformation des documents : pratique pédagogique, savoir social
    Susan KOVACS
  4. Les vocabulaires documentaires à l’école
    Annette BÉGUIN-VERBRUGGE
  5. Les images à l’école : usages et production
    Laure BOLKA-TABARY
  6. La place de l’informatique et des supports numériques
    Louis-François CLARO,Marie DESPRÉS-LONNET, Susan KOVACS,et Annette BÉGUIN-VERBRUGGE
  7. Premières approches de la recherche d’informations
    Marie DESPRÉS-LONNET
  8. Bibliothèque et ordinateur : cadre familial des dispositifspour les tout-petits
    Laurence LE DOUARIN
  9. Le point de vue des élèves : des compétences qui s’affirment
    Annette BÉGUIN-VERBRUGGE

Conclusion. Vers quelle pédagogie documentaire à l’école ?
Annette BÉGUIN-VERBRUGGE et Susan KOVACS

Bibliographie

   Vous pouvez télécharger le bon de commande ici ou commander l’ouvrage sur le site des éditions Hermès

ERTé "Culture informationnelle et curriculum documentaire"

Le 19-10-2008 à 11:19 .

Equipe de recherche en technologie éducative

La recherche

  • L’objectif principal est de rationaliser les apprentissages documentaires tout au long des cursus, de l’école à l’université. La recherche vise à long terme la construction d’un curriculum en documentation.
  • Les travaux de recherche de l’ERTé visent l’élaboration d’un programme d’apprentissage documentaire. Il s’agit de construire une progression qui s’adapte aux compétences initiales et aux besoins des apprenants et qui tienne compte des objectifs assignés à l’école et à ses besoins, fondée sur un cadre de référence, et des situations/activités validées par les acteurs éducatifs.
  • La recherche, conduite par l’équipe Culture informationnelle et curriculum documentaire, est fondamentalement interdisciplinaire. Elle convoque les sciences de l’éducation, les sciences de l’information, la sociologie et la psychologie cognitive pour envisager les savoirs documentaires dans leurs contextes sociaux d’usage à l’intérieur et à l’extérieur du système éducatif (aptitudes des apprenants liées à l’âge, au niveau d’acquisition et aux centres d’intérêt, utilité sociale des pratiques enseignées, prise en compte des démarches scientifiques, professionnelles et sociales propres à des domaines disciplinaires). L’interdisciplinarité apporte un éclairage différent sur l’organisation des apprentissages documentaires définis habituellement sur la base des connaissances expertes du documentaliste.

La constitution de l’équipe

La responsable de l’équipe est Annette Béguin.

L’équipe de Recherche Technnologique en éducation Culture informationnelle et curriculum documentaire est rattachée au laboratoire GERIICO, dirigée par Michèle Gellereau.

  • Initiée par une action collective, les Assises nationales pour l’éducation à l’information (mars 2003), la réflexion de l’ERTé sur les apprentissages documentaires correspond à une demande des professionnels de la documentation en milieu éducatif et d’enseignants de toutes disciplines souhaitant inclure une formation méthodologique documentaire dans leur enseignement.
  • Reconnue au titre du contrat quadriennal 2006-2009, l’Erté implique 15 enseignants-chercheurs dont 4 professeurs, 6 doctorants, 3 professionnels associés, 6 représentants des organismes paritaires. Sont ainsi réunis les laboratoires GERIICO et CIVIIC, à l’origine du projet, ainsi que les institutions partenaires, CNDP/Scérèn, les 7 URFIST, l’ENSSIB/FORMIST, l’INRP, les IUFM de Lille et de Rouen, la FADBEN.