Journées d'études organisées par le laboratoire

 

Séminaire thématique : Analyser les émotions : quels enjeux ? quelles approches ?

 

 

Vendredi 27 novembre 2015, à la Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société (MESHS), 2 rue des Canonniers, Lille, salle 1

 

Dans le cadre de l’axe thématique sur l’innovation par l’usage et les dispositifs numériques du laboratoire GERiiCO, ce séminaire abordera la question de l’analyse des émotions en sciences sociales. Se saisir des émotions ressenties, rendre compte de « l’expérience utilisateur », interroger l’usage… Ces perspectives de recherche montrent que l’intérêt pour la dimension sensible de la vie sociale est d’actualité, tout en s’inscrivant dans le temps long des intérêts scientifiques. Le séminaire ne vise pas à couvrir un tel sujet ni à saisir sa seule actualité mais à ouvrir des questionnements et un dialogue avec les participants. Pour ce faire, trois chercheurs présenteront leurs approches des émotions en contextes communicationnel, de médiation culturelle et médiatique et discuteront de la complexité de cet objet d’étude.

 

Programme (version pdf)

 

8h45 : Accueil

 

9h00 : Laura Louvrier et Voxcell, « Exploration virtuelle du château de Selles : Les graffitis révélés. Présentation d’un dispositif de médiation permettant de découvrir un patrimoine inaccessible »

9h30 : Laurent Sparrow, « Méthodes expérimentales et fondements théoriques permettant la détection d'un état émotionnel grâce aux indices physiologiques, verbaux et oculomoteurs » (laboratoire SCALab, université de Lille)

10h30 : Jean-Christophe Vilatte, « Émotions et expérience muséale » (Centre Norbert Élias, Équipe Culture et Communication, université d’Avignon)

11h30 : Valentyna Dymytrova, « Éléments pour une analyse sémio-discursive de l’émotion dans les médias écrits » (Laboratoire ELICO, université de Lyon)

 

12h30-14h30 : discussion autour d’un buffet repas

 

14h30 : Réunion sur les prochaines activités de l’axe 3 de GERiiCO

 

 

Séminaire MESHS sur les "Données de la recherche en SHS"

 

Le libre accès aux résultats de la recherche est une question qui s’adresse à tous les chercheurs et notamment aux doctorants, mais aussi aux bibliothécaires et documentalistes. Alors que la diffusion des thèses et autres publications scientifiques en open access ne pose plus de problème avec le développement des entrepôts d’archives ouvertes (HAL en France), la question des données de la recherche reste posée.

 

Comment déposer, conserver et structurer les données déposées avec les thèses électroniques ? Comment articuler les thèses avec les matériaux qui ont servi à la recherche doctorale d’une part et avec les différentes données jointes en annexe du mémoire proprement dit ? Comment rédiger et déposer les thèses pour rendre les résultats exploitables, notamment pour la veille scientifique ? Comment diffuser les données, et sous quelles conditions ?

 

Ces questions s’adressent à tous les doctorants en SHS qui sont appelés à recueillir des données (entretiens, questionnaires, captures de traces numériques, corpus d’images, de vidéos,…), notamment en sciences du langage, sociologie, psychologie, histoire, sciences de l’éducation, sciences de l’information et de la communication… En particulier, le séminaire a pour objectif d’aider les doctorants à mieux gérer et valoriser leurs données, y compris pour établir un plan de gestion des données, en vue de leur diffusion et conservation.

 

Le séminaire, organisé par le laboratoire GERiiCO avec le soutien de la MESHS, de l’École doctorale SHS et de l’ANRT, propose trois journées d’études qui feront le point sur les enjeux, techniques, juridiques, organisationnels, et apporteront des réponses concrètes aux doctorants, et tous les chercheurs en SHS, qui se posent cette question :

 

2 février 2015 :  « Valoriser les données de la recherche en SHS »

10 mars 2015 :   « Maîtriser les droits et obligations »

21 avril 2015 :     « Maîtriser les technologies pour valoriser les données »

 

Lieu : MESHS, 2 rue des Canonniers, 59000 Lille

 

Le programme des journées est sur le site : http://drtdshs2015.sciencesconf.org/

 

Expériences Interactives, comment partager l’innovation ? - Lundi 15 décembre 2014, Maison de la Recherche Lille 3

A partir de quelques expériences de recherche menées sous contrat, le laboratoire GERIICO a tenté de comprendre les conséquences de l’introduction des technologies numériques dans différentes pratiques de création et de médiation. Ces recherches actions nous amènent à partager nos démarches, nos pratiques et nos méthodologies avec différents acteurs régionaux: collectivités publiques, institutions culturelles, entreprises du numérique, acteurs culturels, artistes, etc, qui à leur tour partagent avec nous leurs pratiques.

Cette journée a pour objectif d’ouvrir un espace réflexif sur ces démarches de « partage dans l’innovation », stabiliser nos pratiques et nos coopérations pour mieux partager nos expériences et nos résultats.

Celle-ci se déroulera le lundi 15 décembre 2014, à la Maison de la Recherche, Université Lille 3.

 

Programme 

 

 

Les Learning Centres, un modèle de bibliothèque à interroger : du terrain à la recherche

Cette journée d’étude est co-organisée par le laboratoire GERiiCO, le laboratoire CIREL (Lille 3) et l'unité Mixte de Recherche « Education, Formation, Travail, Savoirs » (Toulouse II- ENFA). Elle bénéficie du soutien de la Commission Recherche de Lille 3. Elle se déroulera le mercredi 26 novembre 2014, à la Maison de la Recherche, Université Lille 3.


L’objectif de cette journée est de questionner les évolutions en cours dans les bibliothèques universitaires et scolaires, en appui sur les premiers résultats d’une recherche interdisciplinaire « (R)évolutions dans les bibliothèques ? Les Learning Centres, un modèle de bibliothèque à interroger », portée par l’Université Lille 3 (2013-2014).


Les Learning Centres, dans l’orientation des recommandations visant à l’adoption de critères communs à leur aménagement (Jouguelet, 2009), sont généralement définis comme des espaces ouverts, flexibles, conviviaux, offrant des équipements et des ressources renouvelés, et proposant des facilités d’usage à distance de manière à permettre une accessibilité maximale. Lieu de vie et de travail à la fois, soutien à l’acquisition des connaissances, ils sont censés renouveler la conception de la relation entre formation et documentation-bibliothèque Ce sont ces différentes dimensions, présentées comme symboliques d’un recentrage des bibliothèques sur leur(s) public(s), que nous souhaitons interroger au cours de cette journée, de manière collective, en croisant les regards de chercheurs et de professionnels.

Au-delà de l’étude d’un processus innovant, il s’agit de considérer les LC en tant qu’espaces physiques et symboliques au cœur de l’organisation des connaissances et de la construction des savoirs, avec l’objectif de comprendre comment se construit la culture Learning Centre au quotidien, inscrite dans un contexte et une histoire : Quels sont les messages transmis par l’espace Learning Centre ? Que dit l’espace de la manière dont est intégré le numérique et de son incidence sur les pratiques et les usages ? Que dit-il de la manière dont sont (re)configurées les relations interpersonnelles autour de la circulation de l’information et de la mutualisation des connaissances ? Comment sont prises en compte (valorisées vs ignorées) les connaissances des différents acteurs ? Autour de quel « socle commun », avec quel noyau de services et de ressources se constitue l’équilibre ? Quels sont les obstacles et/ou points d’appui à son acceptabilité sociale ?

 

Programme

 

Ville 2.0. Soft data pour les politiques publiques de la ville : une approche critique

Cette Journée d’étude est organisée par le laboratoire Geriico de l’Université de Lille 3 et le groupe « médias et territoire su GIS-CIST » dans le cadre du PEPS Décision, indicateurs et politiques publiques, elle se déroulera les 15 et 16 octobre 2014 à la Maison de la recherche, Université Lille 3

 

La journée « Ville 2.0 » entend contribuer au développement d’une réflexion pluridisciplinaire sur l’impact de nouvelles données numériques, ici appelées soft data, dans les contextes des études de la ville. Le but de ce projet est prendre de la distance des expériences empiriques liées aux méthodes numériques pour mener une réflexion sur la signification des traces numériques dans le contexte des études urbaines. Face à l’abondance de ces données, cette journée vise à développer une réflexion partagée sur les questions méthodologiques (« méthodes numériques ») et théoriques (rapport entre numérique et physique) liées à l’emploi de ces données dans les politiques de la ville. La manifestation réunira chercheurs de plusieurs disciplines et s’adressera également aux décideurs de la fonction publique.

Les soft data, appelées « soft » en opposition aux « hard data » traditionnels produits par les institutions statistiques, peuvent être définies de façon très générale comme des informations disponibles sur Internet, non contrôlées par une administration publique. Elles sont un effet de l’usage des médias électroniques. En effet, toutes les interactions qui traversent ces médias laissent des traces numériques qui peuvent être facilement enregistrées, massivement stockées, puis récupérées et analysées. Ainsi, les médias numériques offrent de nouvelles bases de données énormes qui peuvent être utilisées pour améliorer l'analyse des phénomènes sociaux et, par conséquent, le processus de prise de décision qui leur est lié.
Les traces numériques ne sont pas seulement produites de façon automatique par les technologies numériques, mais aujourd'hui, nous avons aussi de grandes quantités de données provenant de nouveaux fournisseurs de données tels que des membres de réseaux sociaux en ligne et des utilisateurs des plates-formes de partage de contenu. Ces nouveaux types de données issues du Web 2.0 (Facebook, Twitter, fils RSS..) qui s’offrent au décideur public comme une source originale et riche d’informations sur les phénomènes sociaux qui ont lieu en ville. Ce qui rend ces données particulièrement intéressantes est leur nature géo-médiatique, c’est à dire le fait qu’elles intègrent une information géographique dans la donnée médiatique (voire par exemple le check-in Facebook).
Traditionnellement, la décision publique liée à la gestion de la ville est basée sur la collecte, la transformation, l'analyse et l'interprétation de ce qui peut être qualifié comme données « hard » à savoir les statistiques officielles et plus généralement les données produites par l'administration publique à différents niveaux (local, urbain, régional, national, international). Ces données ont été soigneusement harmonisées et stockées dans des bases de données, soumises à divers contrôles, complétées par l'estimation de valeurs manquantes et de métadonnées. Ces données représentent une valeur ajoutée exceptionnelle pour les personnes intéressées par la politique urbaine et de cohésion territoriale. Néanmoins, ces dernières années les décideurs publics ont révélé certaines lacunes ou des frustrations importantes liées à ces données, telles que le trop long délai de publication, la couverture insuffisante de certains sujet d'intérêt pour la cohésion territoriale et la définition top-down des données d'intérêt face à des demandes des données de plus en plus participatives.
Or, suite à la croissance exponentielle de l’information disponible sur Internet, un grand nombre d'informations concernant le développement territorial des villes est maintenant disponible sur le Web, en introduisant une concurrence claire pour les producteurs classiques de données. Les soft data fournissent alors des solutions intéressantes aux lacunes de hard data mentionnés ci-dessus : un délai plus court de publication utile pour l'action publique, la couverture de nouveaux sujets d'intérêt et l’élaboration bottom-up d'information sur mesure.

Objectifs de la journée:


Face à l’abondance de ces nouveaux types de données, cette journée vise à explorer l’importance et le rôle de ces soft data dans le processus de décision publique concernant la gestion de la ville. Deux questions seront principalement abordées :
1- La question méthodologique. Les soft data ont soulevé beaucoup d'enthousiasme, mais travailler avec eux est tout sauf simple. Le chercheur doit faire face à des problèmes techniques, politiques, sociaux et éthiques. Toutes ces limites peuvent remettre en cause la qualité de ces données, mais il est important de souligner qu’elles sont également des opportunités. La facette hétérogène, inattendue et parfois ingérable de ces données garantie leur intérêt et leur richesse. Il est alors important avoir des méthodes adéquates pour collecter ces données et les préparer pour l'analyse. Au cours des dernières années, un nouveau groupe de méthodes, appelées « méthodes numériques » (Rogers, 2013), a été développé pour traiter ce type de données. Par « méthodes numériques » nous nous référons à une série de techniques visant à explorer les traces d'interactions en ligne comme source d'information sur les phénomènes sociaux. Les potentialités et les problématiques liées à ces méthodes seront objet de discussion.
2- Le défi théorique des soft data. L'utilisation de ces informations provenant de nouveaux fournisseurs et concernant de nouveaux thèmes doit être fortement encouragées. Cependant, au de là des enthousiasmes initiaux, l’usage des traces numériques aujourd’hui sollicite plusieurs questions théoriques. Entre autres, un des éléments les plus problématiques dans l’application de ces méthodes est la gestion du rapport entre hors ligne et en ligne. Le succès des traces numériques est notamment du à leur pouvoir de révéler des caractéristiques des phénomènes qui ont lieu dans l’espace physique. Évidemment la question du rapport entre en ligne et hors ligne n’est pas nouvelle et la distinction même a été à plusieurs reprises mise en discussion. Sans tomber dans les excès d’affirmer en manière absolue cette distinction ou de la rejeter à priori, nous voulons s’interroger sur le type de continuité ou discontinuité générée aujourd’hui par les traces numériques.

 

Programme

 

Journée d'études : DIGITAL STORIES, Images numériques & interactions collectives


Cette journée d’études organisée par le laboratoire et soutenue par Pictanovo et la Région Nord/Pas-de-Calais aura lieu le 13 juin 2014 de 10h à 18h30 à la Maison Européenne des Sciences de l’Homme de Lille (MESHS, 2 rue des Canonniers)

En une décennie, le monde de l’image a été profondément bouleversé sous le double effet d’Internet et des nouvelles ergonomies visuelles/numériques. En passant de deux (cinéma et télévision) à cinq écrans (ordinateur, téléphone portable et console de jeu), le monde de l’image connaît une série de ruptures. Un nombre croissant de dispositifs médiatiques et d’œuvres de création propose de réinventer les mises en scène et les modes de relations aux images, à l’interface du cinéma interactif, des jeux vidéos et de l’Internet. Les web-documentaires, fictions, clips et jeux interactifs ou serious games fleurissent en effet sur le web et apportent à la fois de nouvelles possibilités artistiques aux créateurs, et placent le public dans une situation nouvelle. Ces évolutions conduisent notamment à délaisser l’idée d’image (ou de narration audiovisuelle), conçue comme étant achevée et unique, au profit de propositions qui prennent davantage la forme de processus ou d'expériences partagés avec le public. Cette journée d’études propose ainsi de questionner l’expérience collective qui peut être faite de ces nouvelles formes de créations audiovisuelles numériques : une expérience non seulement visuelle, mais aussi médiatique et sociale, tendue entre des figures de l’interactivité et des modes d’interactions sociales.

 

Programme

 

Journée d'études : L'alimentation scolaire : acteurs, discours, normes et pratiques

 

La journée d'étude L'alimentation scolaire : acteurs, discours, normes et pratiques se déroulera le 27 mars 2014 à l'INRA, elle est co-organisée par le laboratoire GERiiCO, l'unité de recherche Alimentation et sciences sociales de l'INRA, Les laboratoires ALITHILA, CIREL et CERIES de L'université Lille 3, et par le laboratoire GRESEC (Université Stendhal, Grenoble 3). Cette manifestation bénéficie en outre du soutien de Lille Métropole Communauté urbaine.

Cette journée d’étude se propose d’explorer les implications sociétales de l’alimentation à l’école dans une perspective interdisciplinaire. Son ambition est d’interroger les pratiques qui se déploient et les discours qui se construisent et circulent autour de l’alimentation scolaire par les divers acteurs impliqués : les élèves, les parents, les enseignants, les personnels des cantines, les gestionnaires des établissements scolaires, les collectivités territoriales, les entreprises de restauration collective, les institutions gouvernementales, les associations professionnelles et les industries culturelles et médiatiques.

Dans quelle mesure ces acteurs sociaux participent-ils à la production et à la circulation de normes et savoirs liés à l’alimentation scolaire ? Quels dispositifs didactiques et pédagogiques sont mobilisés par les personnels enseignants et non enseignants pour déterminer et promouvoir les principes de la sécurité alimentaire ? Comment ces ensembles de normes et savoirs sont-ils perçus et appropriés par les élèves ? Ces questionnements seront abordés sous le prisme des sciences de l’information et de la communication, des sciences de l’éducation, de la narratologie et de la sociologie.

 

Programme